Est-il normal de ressentir de la douleur ?

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Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, la douleur va au-delà de la souffrance physique. Le concept de douleur totale fait référence à l’addition de toutes les souffrances possibles. Les avancés technologiques tentent et les recherches permettent aujourd’hui d’atténuer chaque type de douleur.

Par définition, la douleur est une expérience angoissante associée à une lésion tissulaire actuelle ou potentielle ayant des composantes sensorielles, émotionnelles, cognitives et sociales. Cette définition de la douleur nous montre des caractéristiques très importantes qui doivent être évaluées chez le patient souffrant de douleur.

La douleur est une expérience personnelle et subjective

Le même stimulus peut être interprété de différentes manières par différentes personnes. Les individus, avec des biographies différentes, ont des seuils de douleur différents. Et ce, précisément en raison de ces “composantes sensorielles, émotionnelles, cognitives et sociales”. Ces composantes sont responsables de ce que nous appelons la douleur totale.

En d’autres termes, bien que les facteurs physiques qui provoquent la douleur soient les mêmes, l’intensité de cette douleur est différente pour chacun d’entre nous. Et l’impact de ce facteur physique qui génère la douleur sur chacun dépend du moment présent de chaque personne.

La douleur totale est l’interprétation de la douleur par chacun. Cette interprétation, qui est responsable de l’intensité de la douleur, passe par diverses composantes sensorielles, sociales, émotionnelles et cognitives.

Le concept de souffrance totale ou « total pain », mise en place par Cicely Saunders, met en avant 4 types de douleurs : physique, psychologique, social et spirituel. Le domaine corporel concerne la gestion et le traitement des maladies. L’aspect psychique fait référence à la gestion des émotions comme la peur chez les personnes en fin de vie. Quant à la spiritualité, il y a un outil d’évaluation spirituelle qui consiste sur la base de la foi et la croyance. Enfin, la douleur sociale se rapporte à la communauté et au sentiment d’appartenance.

Face à ces différentes catégories, il a fallu organiser une équipe de recherche pour chaque branche de manière à atténuer autant que possible, chaque type de souffrance. Il faut cependant établir un système d’action de manière à éviter qu’un traitement n’entrave un autre. La médecine a déjà fait un grand pas dans le soulagement des malades. La prise d’antidouleur est cependant soumise à prescription d’un corps médical pour éviter toute autre dégradation de la santé. L’utilisation d’un médicament n’est pas sans risque.

La douleur des personnes âgées

Nous savons que la prévalence de la douleur est élevée chez les patients gériatriques. On estime que 40 personnes âgées souffrent de douleurs, atteignant 80% chez les personnes institutionnalisées. De plus, il est possible que cette estimation soit sous-estimée car il existe plusieurs difficultés dans l’évaluation de la douleur chez les personnes âgées (évaluation difficile de la douleur chez les patients atteints de démence, grande variation entre les instruments d’évaluation dans la littérature médicale).

Outre la prévalence élevée, les conséquences de la douleur chez les personnes âgées constituent un autre point important. Il existe une association entre les personnes âgées souffrant de douleur chronique et le développement du syndrome de fragilité. Cela montre que les personnes âgées souffrant de douleurs chroniques ont plus de risques de chutes, de perte fonctionnelle, de développement de symptômes dépressifs et de difficultés de mobilité.

Par conséquent, pour améliorer la qualité de vie des patients âgés, il est très important de rechercher s’ils souffrent et quelles en sont les causes. Cela implique non seulement de comprendre le scénario médical complexe de ces patients, mais aussi de comprendre leur individualité afin d’administrer les traitements adéquats.

La gestion de la douleur

Les soins palliatifs ont, connu sous l’appellation palliative care,  ont vu le jour dans le but d’apaiser la souffrance insupportable dont souffrent certains patients. Ses soins sont généralement administrés aux personnes âgées en fin de vie. En effet, les douleurs ressentis juste avant la mort peuvent être de toutes natures. Les soins palliatifs concernent cependant la douleur physique et psychologique. Les soins spirituels ne sont pas compris. Physiquement, ses soins consistent à administrer un traitement antidouleur au patient, la morphine étant la plus utilisée. Hormis les vieux en fin de vie, le patients victimes de maladie incurable sont les principaux bénéficiaires des soins palliatifs. C’est le cas par exemple des malades atteints de cancer en phase terminale. A ce niveau plusieurs organes vitaux sont victime de dysfonctionnement. Ce n’est même plus le cancer qui tue le malade mais ses effets. Chez les personnes en fin de vie, il s’agit surtout d’éviter un décès douloureux. Les aides-soignants joueront un rôle d’accompagnement. Sur le plan psychologique, un traitement thérapeutique sera prodigué au malade.