Comment se déroule la crémation ?

Le sommeil des personnes âgées : les problématiques
octobre 20, 2020
Comprendre le comportement agressif des personnes atteintes de démence
octobre 20, 2020

La crémation : une pratique née au Moyen-Orient et en Europe dès le néolithique

Les catholiques préfèrent généralement l’enterrement sur le sol à la crémation car elle est liée à l’enterrement du Christ et à certaines images bibliques qui racontent la vie après la mort comme la naissance d’une graine de la terre. Cela ne signifie pas pour autant que l’Église est contre la crémation. En fait, cette pratique avait été assumée par la Franc-maçonnerie dans une fonction anticatholique entre 1886 et 1963. À partir des années 1960, la crémation est à nouveau acceptée par l’autorité ecclésiastique, même si l’enterrement demeure la cérémonie funéraire la plus populaire.

Toutefois, la pratique consistant à brûler le corps du défunt gagne de plus en plus de terrain dans notre pays, à tel point que la loi relative aux cendres de l’être aimé a même été modifiée.

Le processus de crémation

Mais allons-y dans l’ordre. Les fours utilisés pour ce processus sont évidemment très puissants, atteignant des températures entre 900 et 1000 degrés Celsius ; les cheveux, la peau et les poils du défunt brûlent d’abord à l’intérieur du cercueil, les muscles se contractent, les os se calcifient et les tissus mous sont vaporisés.

À la fin, le corps est réduit en fragments, puis laissé à refroidir pour montrer la présence de vis, de clous, d’objets précieux, de prothèses métalliques, qui sont ensuite éliminés. D’autres dispositifs mécaniques (comme les stimulateurs cardiaques) sont en revanche retirés au préalable pour éviter d’éventuelles explosions dues à une chaleur intense.

Enfin, la pulvérisation des derniers fragments se fait par une machine appelée crémulateur grâce à laquelle, après environ 1 à 3 heures, les fragments d’os secs sont transformés en sable jusqu’à ce qu’ils atteignent une consistance homogène avec le reste des cendres.

Crémation, que dit la loi ?

La législation italienne n’autorisait pas la dispersion des cendres, mais la récente promulgation de la loi 130 a supprimé l’interdiction de la dispersion des cendres. En conséquence, l’obligation de conserver les cendres dans les cimetières est tombée, de sorte que les cendres sont désormais livrées directement aux proches. Cependant, la dispersion ne peut être effectuée qu’aux endroits suivants:

  • Dans le cinéraire commun selon l’art. 80 paragraphe 6, D.P.R. 285/90;
  • Dans les montagnes à une distance de plus de 200 mt. à partir de zones résidentielles;
  • En mer, à plus d’un demi-mille de la côte;
  • En lacs, à plus de 100 m de la côte;
  • En rivières;
  • En zones naturelles à plus de 200 m de distance des centres résidentiels et des agglomérations;
  • Dans les zones privées, la dispersion dans ces zones en dehors des centres résidentiels doit se faire en plein air avec le consentement des propriétaires et ne pas donner lieu à des activités lucratives.
  • La dispersion en mer, dans les lacs, les rivières et autres cours d’eau est autorisée dans les étendues libres de bateaux et d’artefacts.